puce Mon test de Google music!
Ajouté le 28/12/2012 à 17:51 par Chupweb. Partager: Partager sur twitter 2275 vues - nb_commentaires

Si comme moi vous aimez avoir accès à votre discothèque quel soit le lieu ou vous vous trouvez, il existe plusieurs solutions. Tout le monde ou presque connait Deezer ou Spotify, qui proposent ce genre de service, mais pour pouvoir obtenir les fonctions « premium », il vous faudra mettre la main au portefeuille, et débourser au moins 4.99€. Le principe de ces services est simple, on vous donne accès à une grande discothèque en ligne, et vous n’avez qu’à faire votre choix parmi les morceaux disponibles. On trouve généralement ce que l’on cherche sur ces plateformes, bien que certains artistes peu connus ou peu en vogue sont toujours aux abonnés absents. Apple y était allé de son initiative sur ce marché, en lançant il y a peu iTunes Match, qui vous permettait à son tour de pouvoir profiter de vos artistes préférés où que vous vous trouviez. Le principe était toutefois différent, puisque les morceaux disponibles étaient ceux que vous aviez dans votre discothèque personnelle. Le serveur se contentait donc de vous garantir l’accès à un fichier standard du morceau choisi, hébergé par les serveurs du service et non le fichier que vous aviez dans votre ordinateur. Ce service est bien entendu payant, comme souvent chez Apple, et certains y voient là un moyen de blanchir de la musique téléchargée illégalement, puisque iTunes, qui scanne votre disque pour établir votre discothèque accessible en ligne, ne fait pas la différence entre les fichiers « légaux », et ceux qui ne le sont pas.

Google vient de lancer sa réponse en France, via un service nommé Google music. Le principe est là encore différent, ce qui rend encore l’offre dans ce domaine peu claire et incomparable. Les morceaux que vous possédez sur votre ou vos ordinateurs sont cette fois uploadés sur les serveurs de Google music, afin de les rendre disponibles sur tous les périphériques sur lesquels vous aurez installé l’application.

D’emblée, et pour avoir fait le test, je peux affirmer que l’upload est un processus extrêmement long. J’ai choisi de n’envoyer « que » 3000 morceaux environ, parmi une discothèque d’environ 8000 pistes. Cela m’a pris trois jours, avec une connexion ADSL, qui possède pourtant un débit montant tout à fait satisfaisant. Bien sûr, pendant ce temps, le reste de la connexion est quasiment inutilisable, et je dois avouer que j’ai plusieurs fois eu envie de stopper le processus, pour profiter à nouveau de ma connexion internet dans son intégralité…

Le service, en version beta, propose d’héberger 20 000 de vos titres, et ce gratuitement, et avec la possibilité d’utiliser le service sur 10 périphériques, que ce soit des ordinateurs via l’interface en ligne, donc compatible Mac et PC, ou des terminaux mobiles (Android seulement pour l’instant). Vos titres seront donc disponibles en streaming.  Sur le papier, cette formule semble prometteuse, et c’est ce qui m’a décidé à l’essayer, mais l’est-elle vraiment ?

Tout en gardant à l’esprit que ce service est entièrement gratuit, en tout cas pour l’instant, je ne peux toutefois pas dire que je l’utiliserai tous les jours. J’ai pourtant essayé de le faire, mais le fait est que j’ai été déçu par bien des aspects. Cela commence dès l’upload des fichiers, qui est très long, mais passons. A l’écoute, j’ai la nette impression que les fichiers ont été ré-encodés. Je ne possède que des MP3 en 320kbps et des fichiers .flac encodés à au moins 500kbps. Je suis donc habitué à une certaine qualité audio, mais j’ai justement perdu cette qualité lors de l’écoute sur du matériel audio de qualité avec Google music. L’application web ne délivre certes pas un son de mauvaise qualité, mais je trouve tout de même le résultat décevant. Avec l’application mobile, c’est encore pire, puisque les sons sont ici encodés pour peser le moins lourd possible, afin de ne pas trop solliciter les forfaits data. C’est une initiative louable sans doute, mais essayez donc de passer des pistes musicales chargées, comme Dream Theater, et vous sentirez la différence par rapport à vos fichiers originaux encodés en MP3 ou flac. Sur mon Sony Xperia Arc S, avec des intra-auriculaires Sennheiser CX-870, soit du matériel de plutôt bonne qualité, certaines pistes ont le même ressenti que si vous écoutiez le téléphone, plat et très « fouillis ». Face à ce constat, je ne peux que continuer à mettre mes fichiers sur la carte du téléphone, et non pas utiliser ce type de service, ou alors de manière sporadique, pour faire par exemple écouter une piste à un ami.

Il faut bien sûr garder à l’esprit que ce service est gratuit et propose en tout cas sur le papier des caractéristiques attrayantes. Si vous avez un compte Google, je vous encourage tout de même à tester Google Music, à l’adresse suivante : https://play.google.com/music.

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